Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais

Aujourd'hui ce qui ne vaut pas la peine d'être dit, on le chante.

Boire sans soif et faire l'amour en tout temps, Madame, il n'y a que ça qui nous distingue des autres bêtes.

Feindre d'ignorer ce qu'on sait, de savoir tout ce que l'on ignore... voilà toute la politique.

Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer.

La difficulté de réussir ne fait qu'ajouter à la nécessité d'entreprendre.

Le désir nous met aux pieds des femmes, mais, à son tour, le plaisir nous les soumet.

Figaro : Pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement, sous l’inspection de deux ou trois censeurs.

Prouver que j'ai raison serait accorder que je puis avoir tort.

Sait-on gré du superflu, à qui nous prive du nécessaire ?

Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. Et il n'y a que les petits hommes qui redoutent les petits écrits.

Vous prouver que j'ai raison serait admettre que je puisse avoir tort.