René Barjavel

Ce qui s'apprend sans peine ne vaut rien et ne demeure pas.

C'est l'œil qui fait la lumière.

La guerre est un processus d'automutilation déclenché au sein de l'espèce humaine par la violation de la loi d'équilibre du monde vivant.

L'amour, c'est l'oubli de soi.

Les hommes d'État n'ont ni le temps ni l'habitude de prévoir. Ils vivent au jour le jour, tous les événements les surprennent, et les problèmes qu'ils s'efforcent de résoudre sont ceux de la veille ou de l'avant-veille, qu'ils n'ont d'ailleurs pas encore compris.

Les hommes rêvent, se fabriquent des mondes idéaux et des dieux. Les femmes assurent la solidité et la continuité du réel.

Les pères sont toujours en train de faire une guerre, et quand ils en reviennent, les enfants ont grandi et les mères sont mortes.

L'inutile et le superflu sont plus indispensables à l'homme que le nécessaire. Le chant du merle est inutile, la rose est superflue. Le travail est nécessaire...

Nous savons au moins déjà une chose, c'est que l'homme est merveilleux, et que les hommes sont pitoyables.

On ne quitte pas une maison qu'on trouve sale. On la nettoie.

On ne sait jamais rien. Sauf ce qui est sans importance.

Quand on se croit obligé d'exprimer sa gratitude, on perd la moitié de sa joie.

Rien ne justifie la guerre. Jamais.

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