Philippe Bouvard

À ceux qui remarquent que la France est vingt fois moins peuplée que la Chine, je réponds que le rayonnement d'un pays est moins lié au nombre des vivants qu'à la qualité des morts.

À partir du moment où le plaisir des autres nous fait plaisir, les bons sentiments deviennent suspects.

C'est déjà assez triste de n'avoir rien à dire. Si, en plus, il fallait se taire...

Dans notre société, on dit que quelqu'un a du caractère lorsqu'il accorde plus d'importance à ses propres opinions qu'à celles d'autrui.

Dommage que l'admiration de soi ­ qui aide à vivre ­ ne débouche que sur le mépris des autres ­ qui assombrit l'existence.

Gardons-nous de donner la parole aux cons. Ils ne veulent jamais la rendre.

Il y aurait moins de femmes vertueuses s'il y avait moins d'hommes avares...

Je connais des vaniteux qui passent tellement de temps à dire du bien d'eux qu'ils n'ont même pas le loisir de dire du mal des autres.

La modestie est l'art de faire dire par d'autres tout le bien que l'on pense de soi-même.

Le besoin d'entendre affirmer par d'autres tout le bien qu'on pense de soi trahit le faible crédit qu'on accorde à sa propre opinion.

Le comble de la suffisance intellectuelle est de croire qu'on peut apprendre quelque chose en s'écoutant monologuer.

Le cynisme est le comble de la franchise dans une société d'hypocrites.

Le suicide est l'acte désespéré d'un être qui ne fait plus confiance ni aux médecins, ni à la guerre, ni aux transports, ni à la nature.

Les hommes sont comme les vins : lorsqu'ils deviennent meilleurs en vieillissant, c'est qu'ils sont d'une très grande qualité.

Les incessants progrès de la chirurgie, de la médecine et de la pharmacie sont angoissants : de quoi mourra-t-on dans vingt ans ?

Que les chiens soient interdits de paradis tendrait à prouver que la fidélité n'est pas considérée comme une vertu cardinale.

Trop de choses se font en ce bas monde sans qu'on me demande mon avis.

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